Gilles

VAUTIER

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Trésors de famille

Vous le savez… Et si vous ne le saviez pas, c’est normal, je n’ai pas écrit une ligne depuis un an… Vous le savez, disais-je donc, j’ai perdu ma petite mère, ce triste été de 2019. Après le temps du chagrin, vient celui de se reconstruire… Je l’ai fait à ma manière, en voyageant- quand c’était encore possible – mais aussi, en ouvrant les placards de la maison familiale…

La maison familiale. En 1966, en 1967, en 1974 et aujourd’hui.

Cette maison, celle de mon enfance, fut construite en 1967 par mes grands-parents. Ils avaient dans l’idée que leurs petits-enfants, ma sœur et moi, puissions nous retrouver pour les canapés d’été. Sur ce point, ils ont réussi.

À la mort de mes grands-parents, ma mère s’installa dans la maison. Pendant près de quarante ans, celle-ci ne chercha jamais à ouvrir les boites et cartons entassés au fur et à mesure des années.

Ben, moi, je l’ai fait…

Photo de famille

Patrice, Annie, Isabelle et moi.

Je tiens particulièrement à cette photo. Pour deux raisons.

La première, c’est la SEULE photo où mes parents, ma sœur et moi posons devant l’objectif. Elle fut prise en 1968, sur le balcon de mes grands-parents, à Grenoble. Si le lecteur observe les visages, il constatera que nous ne sommes pas très heureux. Et pour cause… C’était la première fois que mon père et ma mère se retrouvaient après leur très douloureux divorce de 1965. L’ambiance était très tendue entre les deux adultes. Par conséquent, les enfants – séparés également – n’étaient pas vraiment à l’aise.

La deuxième raison… Je suis le seul survivant. Je donnerai beaucoup, mais alors beaucoup, juste pour le plaisir de discuter quelques minutes avec l’un d’entre eux.

C’est certainement mon grand-père qui immortalisa ce drôle de moment. Au moment où j’écris ces lignes, il me vient une troisième raison qui le fait aimer cette photo. Pour être franc, je me souviens que mon père en avait un exemplaire. Mais en homme blessé qu’il était, il avait déchiré le coin supérieur droit. Ceci, pour ne plus voir le visage de ma mère.

Des milliers de négatifs

Il y avait des boîtes en fer rouillées… Avec des négatifs rangés dans les pochettes des photographes de l’époque… Évidemment, peu de dates et d’explications… Ma mémoire n’étant pas encore un outil absent à mon inventaire vieillissant, j’ai pu organiser ces archives prometteuses. Il y en a tellement que ça donne l’envie d’en faire un livre.

La vache, le boulot ! Mais finalement, pourquoi pas ?

I love you. All of you. And Lulu.

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