Gilles

VAUTIER

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Quatrième journée du Roadtrip

Mes chers et fidèles lecteurs, j’ai bien peur que cette journée ne vous lasse. Joliment tourné, n’est-ce pas ? Il ne s’est pas passé grand chose aujourd’hui. Nous avons roulé et roulé. Notre fidèle véhicule nous a amené sans broncher sur Adélaïde, jolie ville côtière de l’Australie Méridionale. Chose amusante, nous avons changé de fuseau horaire. Sans le savoir, nous avons remonté d’une demi-heure dans le temps.

Notre trajet du jour


Nous partons du milieu de nulle part. C’est Peter, un australien rencontré dans un bar à vins, qui nous décrira le bourg de Keith de cette manière. Honnêtement, il n’a pas tort. Dans le camping, nous n’étions pas très nombreux. Même si des heureux ont trouvé le moyen d’aller nager à la piscine, à six heures du matin, sous la pluie.

Il est neuf heures quand nous prenons le chemin de la côte. Je ne cache pas à ma co-pilote l’envie d’un café australien. Nous roulons peut-être une heure avant de nous arrêter dans le petit village de Coonalpyn. Si Keith est au milieu de nulle part, je n’ose demander où se trouve Coonalpyn. C’est pire.

Un immense silo se dresse devant nous, masse imposante, décoré par des peintures géantes représentant des enfants. Pas le genre de truc que l’on trouve chez nous.

De l’autre côté de la route, se tient une boulangerie. Lucie y va pour acheter du pain avant de ressortir en criant qu’il y a aussi du café. A mon tour, je prends la direction de cette boulangerie… Qui n’en est pas vraiment une.

Chaud, le café, chaud !


Il s’agit plutôt du bureau de poste-épicerie-boulangerie-droguerie du coin. En face de la machine à café, un établi est posé. Sur son mur, plusieurs boîtes aux lettres. Il est rappelé que c’est une félonie de lire le courrier des autres. Une poste restante, en somme.

Le comptoir débouche sur une petite salle. Trois tables sont posées. Une vieille dame commente ses lettres et grommelle. L’employée lui répond quelque chose. La vieille range ses affaires et se lève. Le fait que je la photographie – sans lui demander l’autorisation – n’arrange peut-être pas les choses.

Le bureau de poste


Nous commandons deux cafés. La serveuse nous les sert, non sans nous prévenir qu’ils sont bouillants. Merci d’avoir prévenu, c’est gentil, ils le sont. Ce que cette brave employée oublie de nous dire, c’est que ces cafés sont sans aucun goût. De la flotte vaguement parfumée au café.

Lucie fait la grimace plusieurs fois. On est à des années lumière du bon expresso de la maison. Pour mon Lulu, avaler cette boisson insipide est une épreuve.

Je n’ai pas encore démarré que je vois un coffee-shop arborant fièrement la marque de café qu’il vend : Lavazza.

“- Et merde, si j’avais su… Soupire Lucie en souriant.”

I love you. All of you. And Lulu.

Lucie essaye de finir son café


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