Gilles

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Coco le Dingue

Pour Noël, j’ai envie de vous raconter l’histoire très bête et très courte de Jacques Coris. C’est un petit voyou des années 50 qui n’a, heureusement, rien de particulier. Sauf son surnom, que la presse de l’époque n’a pas manqué de souligner : Coco le Dingue. Évidemment, avec un tel blaze, on ne peut que s’attarder – provisoirement, s’entend – sur le personnage.



Le Saint Tropez, 9 rue Fontaine

 
 

Notre histoire commence au Saint- Tropez, 9 rue Fontaine. C’est un bar à filles tenu par Jean Maupoil. La nuit du 15 mars 1950, trois types débarquent. Ils commandent beaucoup de bouteilles de champagne qu’ils boivent en compagnie « de respectueuses » habituées de l’établissement. Quand Maupoil présente l’addition, celui qui semble être le chef se lève et déclare : « – L’addition est pour toi. Tu es trop jeune pour tenir un bar comme ça. Ne t’inquiète pas, on va revenir te voir. »

L’homme qui parle s’appelle Jacques Coris. Il s’est auto proclamé le successeur de Jeannot Bau, abattu l’année précédente à Marseille par une bande rivale, plus connu sous l’élégant sobriquet de « roi des racketteurs ». Coris décide de prendre, à son tour, sous sa protection les nombreuses boîtes de nuit de Pigalle et Montmartre, moyennant de substantielles indemnités.

Lui et ses deux lieutenants, Maurice Bernichon et Maurice Croquet, reviennent effectivement quelques soirs après. Comme Jean Maupoil fait comprendre aux trois voyous qu’il tient a voir son addition réglée, Corti sort son calibre, tire deux coups dans le plafond et déclare : «Comme tu fais preuve de mauvaise volonté, tu as une amende de 50000 francs. On revient demain soir pour chercher les billets. »

Coco le Dingue et ses deux bras droits disparaissent dans la nuit noire de Pigalle.

Il ne se passera qu’une journée avant que « le maléfique trio » revienne au Saint-Tropez. Coco le Dingue va voir Maupoil et lui demande recta de payer l’amende de 50000 francs.

Ce que le bandit ignore, c’est que le patron du bar – Jean Maupoil – est le neveu de l’ancien ministre des pensions. Il a quelques relations dans la maison poulet. Aussi, quand Coco vient exiger le paiement de son amende, c’est l’inspecteur principal Peyre qui va présenter une fin de non recevoir en arrêtant les trois gangsters, aidés par les inspecteurs Pécheux et Frasson.

Depuis, Coco le Dingue, âgé d’à peine 20 ans quand il est collé au placard, ne fit plus jamais parler de lui dans les rues de Pigalle.

I love you. All of you. And Lulu.

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